Ode à la raclette
Ô toi, dieu ultime du lipide,
Pour qui le fromage ne se conçoit que liquide,
Remplis mes artères de cholestérol,
Tu te maries à merveille avec l'éthanol.
Ô toi, qui nous convies chaque mercredi,
A la rencontre de la rosette et du knacki,
Où les cornichons se mêlent aux lardons,
Nous te vouons le culte du ventre rond.
A carrefour, le sprint dans les allées,
Marque le début des festivités.
Nous bannissons tout fruits et légumes de notre repas,
Un seul mot d'ordre s'imposera : "Gras"
Ô toi grand dieu de la raclette,
Nous te sacrifions notre silhouette.
A terme tout notre organisme risque d'en patir,
Mais vous faire vivre notre vice sera notre plaisir!